Il y a des rencontres qui bouleversent les trajectoires, même celles d’icônes installées. Patrick Stewart et Sunny Ozell vivent depuis sept ans une histoire d’amour à l’abri des projecteurs, loin du tumulte qui entoure souvent les couples de célébrités. Trente-huit ans les séparent, une différence qui fait couler de l’encre dans bien des cas, mais ici, rien n’y fait : leur complicité tient bon, les années filent et leur lien ne se dément pas.
Comment Patrick Stewart a-t-il rencontré Sunny Ozell ?
Les destins croisés dans le milieu du cinéma ou sur un plateau de tournage sont monnaie courante. Pour Patrick Stewart et Sunny Ozell, le point de départ se joue ailleurs, dans un restaurant new-yorkais. Ce soir-là, Ozell travaille en salle, serveuse attentive, lorsqu’une silhouette familière s’installe à une table. Elle raconte avoir été déstabilisée en reconnaissant l’acteur britannique, le capitaine Picard en chair et en os, attablé dans son établissement.
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Un simple dessert offert, sur l’insistance du responsable, fait basculer la soirée. Les échanges sont naturels, directs, sans détour. Stewart, séduit, emploie une méthode classique : il glisse son numéro à Ozell, mais pas avec la désinvolture d’un habitué. Selon ses dires, il n’avait jamais tenté ce genre d’approche auparavant. L’occasion était particulière. La jeune femme lui confie qu’elle rêve d’assister à la représentation de MacBeth où Stewart se produit. Les places sont toutes parties, mais la pièce va bientôt déménager à Broadway. Stewart saisit la perche et propose une solution concrète : « Voici mon numéro, contactez-moi si vous voulez une place. » Il laisse planer le doute sur ses intentions, amusé par le jeu de séduction qui s’installe.
Ils reviennent sur cette première rencontre lors d’un passage à l’émission Loose Women, entre rires et souvenirs bien ancrés. Stewart admet qu’il s’est agi d’un « arrangement commercial », mais personne n’est dupe : la magie opère déjà.
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Sunny Ozell a vu la tête coupée de Patrick Stewart

Ozell accepte l’invitation et se retrouve bientôt dans la salle, spectatrice d’une adaptation de MacBeth sombre et puissante. Pour elle, l’appréhension monte : comment aborder l’homme qu’elle vient de voir incarner la brutalité sur scène ? Stewart, dans la peau du tragique personnage shakespearien, subit un sort funeste. L’image finale reste gravée : le comédien termine décapité, sa tête brandie par le personnage de Malcolm sous les projecteurs avant le noir complet. Stewart évoque ce souvenir avec humour, tandis qu’Ozell lance à la cantonade qu’elle aimerait récupérer cette fameuse tête factice pour la déposer dans l’entrée, façon trophée décalé.
Comment le couple fait face à son écart d’âge ?

Trente-huit années d’écart, cela suscite parfois des regards, des doutes ou des réticences dans l’entourage. Patrick Stewart n’a pas échappé aux réserves du père de Sunny Ozell, qui voyait d’un œil circonspect l’idée que sa fille épouse un homme bien plus âgé qu’elle. L’histoire a fini par le rassurer. Le ton a changé, les appels téléphoniques sont devenus chaleureux, presque rituels, ponctués d’un « Hé, fiston, c’est ton vieux père ! » qui dit tout du retournement.
Pour Ozell, la différence d’âge ne pèse pas. Elle confie que Stewart déborde d’énergie et de vitalité, au point qu’il lui donne parfois des complexes. « Il est plus en forme que moi, et ça a le don de m’agacer », lâche-t-elle avec franchise. Si elle se décrit comme un brin anxieuse ou plus réservée, lui affiche une jeunesse d’esprit qui efface les années. Entre eux, le fossé d’âge se transforme en complémentarité, chacun trouvant sa place dans le duo.
Leur histoire, loin des clichés et des projecteurs, trace sa route avec une authenticité rare. À les voir aujourd’hui, difficile d’imaginer que le simple geste d’un numéro griffonné sur un bout de papier a suffi à écrire le début d’un nouveau chapitre. Qui sait où mènent les rencontres inattendues ? Parfois, elles ouvrent la porte à une aventure qui n’obéit à aucune règle.

